Scénario : un plafond en sous rampant transformé en comble perdu isolé

Bonjour,

Je me permets de vous contacter au sujet d’un cas que je rencontre sur un projet.

Actuellement, l’une des chambres possède un plafond en sous rampant, qui est très mal isolé (environ 8 cm d’isolant entre chevrons, datant des années 80).
Le client souhaite remplacer ce plafond par un faux plafond suspendu, et créer ainsi un comble perdu isolé avec une forte épaisseur d’isolant.

Le projet consiste donc à transformer un plafond en sous rampant mal isolé en comble perdu bien isolé.
Cependant, dans le logiciel, je ne trouve pas de possibilité de convertir ce plafond en sous rampant en un comble perdu isolé dans les scénarios de travaux.
La seule option proposée est la mise en oeuvre d’une isolation du rampant existant, ce qui ne reflète pas du tout la nature réelle des travaux prévus.

Ce qui est problématique, car dans l’audit énergétique généré, c’est une isolation de rampant qui est mentionnée.

Auriez-vous une solution ou une méthode pour modéliser correctement ce type d’intervention dans les scénarios de travaux, afin que l’audit reflète fidèlement les travaux envisagés ?

Merci d’avance pour votre aide et vos conseils,

Bien cordialement,

Bonjour,

Merci pour votre demande.
Malheureusement, il n’est pas pour l’instant possible de changer les parois composants une pièces (i.e. passer de rampants à un plafond sur LNC).

Éventuellement, vous pouvez contourner le problème de la façon suivante :

  • Repartir de la méthode 3CL pour calculer les performances thermiques du plafond sur combles une fois installé, e.g. deperd_combles = 10 W/K
  • Utiliser ce calcul pour estimer un R fictif, e.g. R fictif = deperd_combles / Surf_rampants
  • Faire une modification dans laquelle vous appliquer ce nouveau R fictif au rampant.

En faisant ainsi, vous aurez donc la valeur de déperdition pour le plafond des combles perdus appliquer aux rampants donc le calcul thermique sera correct.

Afin que le bon texte apparaissent dans l’AER, je précise que les postes de travaux générés à la fin de chaque modification sont éditables, vous pouvez donc changer leur type, description, prix etc.

Encore désolé pour ce désagrément, je suis disponible si vous avez besoin de plus d’informations.

Bonjour,

Merci pour votre réponse et pour la solution de contournement proposée.

Je pense avoir compris ce que vous me proposez mais je veux bien une vérification de votre part, car votre solution fonctionne du point de vue thermique, mais elle présente deux limites dans le contexte d’un AER pour MaPrimeRénov’ :

  • Le texte généré dans l’AER fait référence à des travaux sur rampants, alors qu’il s’agit dans les faits d’une isolation en comble perdu ;
  • Le R fictif obtenu est souvent inférieur à 7 m²·K/W, ce qui pourrait poser problème vis-à-vis des seuils réglementaires MaPrimeRénov’, qui imposent R ≥ 7 pour les planchers de comble perdu, même si la déperdition globale est cohérente.

Proposition de solution alternative :

J’ai donc formalisé une note technique à intégrer dans l’AER, qui repose sur un calcul d’équivalence thermique entre les surfaces isolées. Elle tient compte :

  • De la surface initiale en rampants (26 m²), à isoler à R = 6 selon les exigences,
  • De la nouvelle surface isolée (20 m²) en plafond plat,
  • Du fait que thermiquement, un R = 4,62 sur 20 m² permet d’atteindre une déperdition équivalente,
  • Et du seuil réglementaire imposé de R ≥ 7 m²·K/W pour les combles perdus.

Voici le texte que je propose d’intégrer :

Note technique – Équivalence entre isolation sous rampants et isolation en combles perdus

Dans le projet étudié, la configuration initiale présente un plafond en sous-rampants, dont la surface est de 26 m². Conformément aux exigences des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique (type MaPrimeRénov’), une isolation des rampants doit atteindre une résistance thermique minimale de R = 6 m²·K/W.

Le maître d’ouvrage a cependant opté pour une solution alternative : la création d’un faux plafond suspendu, horizontal, ramenant la surface à isoler à 20 m² et transformant l’espace situé au-dessus en comble perdu non aménageable, qui sera isolé par le dessus.

Sur le plan purement thermique, pour garantir un niveau de déperdition équivalent à celui obtenu avec un rampant de 26 m² isolé à R = 6, un simple calcul montre que la résistance thermique nécessaire serait :

R=20266=4,62 m²\cdotpK/WR = \frac{20}{\frac{26}{6}} = 4,62 , \text{m²·K/W}R=626​20​=4,62m²\cdotpK/W

Cependant, les règles d’éligibilité aux aides publiques imposent des seuils réglementaires distincts selon le type de paroi :

  • R ≥ 6 m²·K/W pour les rampants de toiture
  • R ≥ 7 m²·K/W pour les planchers de combles perdus

Ainsi, malgré l’équivalence thermique atteinte dès R = 4,62, il est nécessaire, pour être conforme aux critères de MaPrimeRénov’, de mettre en œuvre une isolation avec une résistance thermique minimale de R = 7 m²·K/W sur le nouveau plancher de comble.


Serait-il possible d’envisager que ce type de texte puisse être intégré directement dans l’AER, ou que le logiciel propose à terme une évolution permettant de passer d’un rampant à un plafond isolé, avec changement de type de paroi dans l’interface ?

Merci encore pour votre accompagnement et votre écoute.

Bien cordialement,

Le calcul en image

Cette description me semble très claire.

Vous pouvez en effet l’intégrer vous mêmes dans l’AER :

Cela répond-il à votre question ?

Bonjour,

Merci pour votre retour rapide.

Oui, merci à vous, même si – je vous l’avoue – je ne suis pas totalement certain de la solidité de mon raisonnement et de mes calculs vis-à-vis des exigences précises de MaPrimeRénov’… Je vais néanmoins suivre vos indications et intégrer la note explicative directement dans l’AER comme proposé. Je vous fais pleinement confiance sur la solidité de cette approche et j’espère sincèrement qu’elle ne posera aucun souci lors de l’instruction du dossier par l’ANAH ou l’opérateur en charge du contrôle.

Cela dit, il est vrai que pouvoir simplement changer le type de paroi (de rampant à plafond) dans l’interface, tout en conservant la cohérence thermique et réglementaire, aurait été une solution beaucoup plus intuitive et fidèle à la réalité des travaux menés sur le terrain.

Bien à vous,

En effet, merci pour cette suggestion qui nous aide à prioriser les prochains développements.

Bon courage pour votre dossier auprès de l’ANAH.